Éducation, société et technologie

Quand la police constitue un danger pour la démocratie

samedi 13 octobre 2012 par André Vincent

À Monsieur Marc Parent, directeur du Service de police de la ville de Montréal (SPVM),
cc/ À Monsieur Gérald Tremblay, encore maire de la ville de Montréal

À la suite des événements récents mettant en vedette l’agente matricule 728, le seul geste décent acceptable de la part du service PUBLIC de police de la ville de Montréal est de retirer TOUTES les accusations portées par vos services à l’encontre de TOUS les « osties de carrés rouges ».

Après avoir pris connaissance à Radio-Canada du rapport verbal qui a conduit aux accusations de mes voisins de la rue Papineau par vos services politico-judiciaires, je demande que TOUTES les accusations portées pour motifs semblables par vos mêmes services politico-judiciaires soient retirées à l’encontre de TOUS les citoyens ayant été arrêtés dans le cadre de manifestations contre la hausse des droits de scolarité, de janvier 2012 à septembre 2012.

Visiblement, vos services d’accusations politico-judiciaires, de bas en haut, sont totalement incapables de distinguer les aberrations et falsifications des faits réels tels que relatés par vos agents.

Qu’à la suite du rapport verbal TRÈS profondément empreint de préjugés intolérables, d’une constable visiblement perturbée, vos services aient pu porté de telles accusations, jette un doute sur TOUTES les accusations portées à l’encontre des manifestants opposés à la hausse des frais de scolarité au printemps et à l’été dernier par ces mêmes services.

Ce n’est pas tant la crédibilité de l’agente 728 qui est en cause ici, mais bien l’ensemble de vos service qui ont porté des accusations fondées sur de tels propos reconnus comme « crédible s » par vos cadres et pouvant fonder des accusations. Ce ne sont pas les préjugés de l’agente 728 qui minent la crédibilité de votre service, mais la complaisance de vos cadres à l’égard de tels préjugés.

Comment pouvez-vous garantir aux milliers d’« osties de carrés rouges » arrêtés et ainsi criminalisés, qu’ils n’ont pas été victimes de préjugés ou tout au moins victimes de complaisance aux préjugés de la part de vos services chargés de formuler des accusations dont le « pattern » est étrangement semblable à ceux formulés par l’agente 728.

En conséquence, TOUTES les accusations portées par vos services à l’encontre de TOUS les « osties de carrés rouges » doivent être retirées.

Sinon, vos excuses tardives et hésitantes (après évidences incontestables), ne pourraient être assimilées qu’à une manoeuvre visant à faire porter le chapeau à une simple employée visiblement perturbée, pour couvrir une pratique généralisée et systématique d’accuser d’innocentes (et même parfois moins innocentes) victimes pour couvrir des propos méprisants et une brutalité policière généralisée et tolérée jusqu’au plus haut rang de vos services.

À moins d’être complètement obtus ou foncièrement malhonnête, comment pouvons-nous croire les rapports d’accusation de vos cadres qui ont cru l’agente 728 alors que ses propos n’avaient aucun sens. Pourtant, des cadres de votre service l’ont cru. Si ces mêmes cadres l’ont cru, quelle est la véracité des accusations portées par votre service lors des manifestations du printemps dernier à l’égard des « osties de carrés tourges » ? TOUTES ces accusations n’ont désormais aucune crédibilité.

Les seules excuses acceptables de la part du directeur de la police de la ville de Montréal (SPVM) seraient de retirer TOUTES les accusations portées à l’égard de TOUS les manifestants du printemps dernier.

André Vincent
Enseignant - Collège Ahuntsic / Communications graphiques


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