Éducation, société et technologie

Du HTML au XHTML

dimanche 11 janvier 2009 par André Vincent

Le HTML serait-il mort pour faire place au XHTML ? Pas vraiment. Mais le W3C sonne la fin de la récréation. Est-il donc temps de revenir à un peu plus de rigueur ?

 Du HTML au XHTML au html

Après les versions HTML 1, Html 2.0, HTML 3.2 et enfin HTML 4.01, le World Wide Web Consortium avait décidé d’en stopper les évolutions au profit du XHTML. Mais voilà qu’à l’aube de 2010 sont soumises à consultation de nouvelles spécifications pour HTML 5 et XHTML 5. Nous y reveindrons...

histoire du xhtml

XHTML 1.0 adopte une approche conservatrice, en retenant un fort héritage du HTML. C’est à partir de XHTML 1.1 qu’apparaît un standard qui marque une nette coupure avec les réels débuts du Web : le HTML.

Le changement le plus significatif du XHTML 1.1 est la nette séparation de la structuration sémantique des données, d’une part, et leur présentation d’autre part. Le formatage de présentation n’est plus inclus dans le balisage des données et ne peut s’effectuer qu’en référence à une ou des feuilles de styles [Cascading Style Sheets - CSS]. Ce qui laisse les données disponibles pour toute espèce de réutilisation, traitement, interprétation ou rendu par une gamme de plus en plus large de nouveaux appareils, produits ou applications favorisant, notamment l’accessibilité aux handicapés.

Le XHTML est considéré compatible par le bas dans le domaine où ça compte le plus - au niveau de l’information. Les anciens logiciels de navigation qui ne supportent pas les feuilles de styles, et en conséquence, la présentation graphique des pages Web, n’afficheront pas les informations comme prévues, mais les informations demeurent parfaitement accessibles et lisibles.

 Le XML et le XHTML

Le W3C a ainsi donné le jour à un autre langage sur le Web, plus restrictif, c’est-à-dire, le XML [pour EXtensible Markup Language]. Le XML est un métalangage, soit un ensemble de règles et de prescription pour permettre d’inventer de nouveaux langages (de là Extensible) avec ses propres balises. Cela signifie que XML n’est pas un langage fermé comme peut l’être le HTML mais au contraire un langage ouvert. C’est à dire que l’auteur d’un document XML peut créer ses propres balises, comme son ancêtre le SGML. Voir un exemple de document XML de type RSS, ne comportant aucune balise HTML : rss.xml. (Consulter le code source du document). Pour résumer grossièrement, le XHTML, c’est du HTML formé selon les règles plus rigoureuses du XML (well formed). Le XML n’est pas nécessairement destiné à être lu directement par des humains (bien que ce soit possible en y accolant un fichier de description des balises utilisées et une feuille de style) ; le XML est surtout présentement utilisé comme format de fichier intermédiaire d’échange de données.

Le XHTML est donc un descendant du XML qui lui-même descend du SGML.

SGML - XML - XHTML - 2.3 ko

  1. Première exigence du XHTML : un DTD
  1. Deuxième exigence : du XML bien formé
  1. Troisième exigence : aucune balise ou attribut propriétaire
    Les balises et attributs propriétaires inventés, en particulier par Netscape et Microsoft, pour "enrichir" le HTML, mais qui n’ont jamais fait partie des spécifications d’AUCUNE version de HTML, doivent être abandonnées, de même que certaines balises dépréciées qui faisaient pourtant partie des spécifications de versions antérieures du HTML.

 Validation

Pour nous aider à repérer les erreurs dans la structuration du code, le W3C met à notre disposition ou vérificateur de syntaxe. Cet outil n’est qu’une aide ; il ne doit pas être pris au pied de la lettre. Une page peut ne pas valider et être tout à fait bien formée ou sémantiquement correcte. De plus, il existe une foule de raisons tout à fait justifiées pour laquelle on souhaiterait s’écarter de la « conformité ». La validation d’un document HTML ou XHTML n’est pas une exigence de conformité aux standards, ce n’est qu’un indicateur à la disposition de ceux qui veulent aborder le XHTML (ou le HTML bien formé).

En anglais

  1. Sur le site http://validator.w3.org/, vous pouvez indiquer l’adresse d’une page à vérifier ou télécharger un document pour en demander la validation.
  2. Vous pouvez aussi glisser le favelet (mini application en javascipt) suivant dans la barre ou le menu des favoris ou des signets de votre logiciel de navigation :
    Favelet -> Validation HTML/XHTML
  3. Dans ce dernier cas, il n’y a plus qu’à cliquer sur le favori pour faire valider la page affichée dans la fenêtre de navigation.

En français

Exemple de la structure de base d’un document XHTML

Lire aussi en complément :

Pour une approche critique du XHTML, lire :

La documentation officielle sur le HTML et le XHTML

Enfin, un correcteur/convertisseur XHTML


titre documents joints

XHTML 1.1

11 mars 2004
info document : PDF
134.9 ko

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