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Papier Electronique

Le blog de l’encre et du papier électroniques communicants. Ces technologies révolutionnaires proviennent de 30 ans de recherche et développement


Articles les plus récents

Bridgestone, papier électronique - Inévitable intégration industrielle

mardi 15 mai 2012 par Bruno Rives
Avec l'arrivée du flexible, l'industrie de l'encre électronique entre dans une phase nouvelle. D'une architecture classique d'écrans connectés à un micro ordinateur, type LCD, elle passe à un monde qui demande des ressources intégrées et multiples suivant les usages: encres, substrats, contrôleurs d'écran, processeurs et batteries flexibles, cellules photovoltaïques, nouvelle génération de logiciels de consultation et d'écriture, formats spécialisés, plates-formes de distribution adhoc. Elle impose pour certaines applications de gérer les contenus de tout type d'un bout à l'autre de la chaîne. Les modèles de développement sont basés à la fois sur des marchés de niche et de masse.
Pour Bridgestone, dont la principale activité, le pneumatique, est d'une grande stabilité, l'aventure était sans doute trop risquée, même avec une technologie d'encre mondialement reconnue. Car les chances de réussir avec la seule maitrise de l'afficheur sont faibles.
Depuis des années, plusieurs groupes industriels globaux avec lesquels nous travaillons, à fort savoir-faire sur des secteurs analogues, expérimentent leurs technologies de papier électronique flexible, peaufinent leurs modèles économiques, et préparent des lancements de produits. Certains d'entre eux se pencheront peut-être sur les brevets de Bridgestone.
Communiqué...

Encre électronique à Drawing Now Paris

vendredi 27 avril 2012 par Bruno Rives
Les animations du Labo BnF et les différentes expérimentations et ateliers que nous avons menés avec des artistes à Berlin, Perpignan et Lyon l'ont démontré: à la croisée des chemins entre média classique et numérique, l'encre électronique, première révolution de l'imprimé depuis son invention, offre des caractéristiques de consultation, de médiation, une stabilité et une résolution, dignes des techniques traditionnelles, tout en apportant aux créateurs des possibilités de traitement et de diffusion sans précédents.
Marie Denis, artiste plasticienne passionnée par le papier, ne s'y est pas trompée. Elle propose de visiter ce nouveau support étonnant, avec une œuvre expérimentale à base d'encre électronique, présentée pour la première fois à Drawing Now Paris par la Galerie Alberta Pane (du 29 mars au 1er avril au Carrousel du Louvre).
Avec la collaboration éditoriale de Galarno et technologique de Tebaldo

Pebble, encre électronique et innovation

mardi 17 avril 2012 par Bruno Rives
L'encre électronique est révolutionnaire. L'imprimé réinscriptible et communicant aurait pu rester le fantasme décrit dans Minority Report ou Harry Potter, le talent des ingénieurs en a fait une réalité, encore perfectible, mais dont l'intérêt est déjà largement démontré pour les tablettes de lecture, d'écriture, et les étiquettes de super marché. La deuxième vague s'annonce, plus massive, du plus petit affichage aux grands formats, grâce à l'arrivée de la couleur et du flexible.
Les usages les plus pertinents sont ceux qui "collent" à l'imprimé, en respectant ses codes, mais en lui adjoignant des caractéristiques issues de l'électronique. Comme pour toute innovation, la créativité prime. Ainsi, encore à l'état de preuve de concept, la montre Peeble fait un tabac (3 millions de dollars reçus en quelques jours par les futurs clients). Profitant de l'encre électronique, de sa lisibilité, de sa faible demande en énergie et de ses substrats flexibles et résistants, mais aussi de la communication avec les smartphones, il semble que ses concepteurs réussissent là où d'autres, y compris les plus grands comme Sony, peinent à imposer leurs dispositifs basés sur des systèmes un peu trop complexes, et surtout sur des écrans rétro éclairés gros consommateurs d'énergie et n'offrant pas la qualité de consultation requise.
Avec des produits comme Pebble, nul doute qu'une perception passéiste (appuyée parfois par des dénominations et des contenus ad hoc) ou limitée de l'encre électronique va s'en trouver largement chamboulée. Et ce n'est qu'un début.

Encre électronique et art

vendredi 30 mars 2012 par Bruno Rives
Marie Denis, plasticienne, aime le papier, les plantes, les transmetteurs d'images et de textes qu'étaient les premiers fax, au point de mettre tout cela en musique pour créer des œuvres étonnantes, entre herbier et empreinte d'une transmission.
Lorsqu'elle aperçut le papier électronique, Marie Denis fit un bond. Non seulement elle pourrait laisser voyager ses œuvres de nouveau dynamiques, mais aussi garantir que dans cent ans, mille ans, avec une simple batterie, de l'énergie photovoltaïque ou une manivelle, ses créations resteraient intactes.
Ainsi est née la première œuvre expérimentale de Marie Denis à base d'encre électronique, présentée par la galerie Alberta lors du salon Drawing Now Paris, au Carrousel du Louvre, du jeudi 29 mars au dimanche 1er avril 2012.
Avec la collaboration éditoriale de Galarno et technologique de Tebaldo.


Papier électronique et muséographie

vendredi 2 mars 2012 par Bruno Rives
Nous en avions équipé la Bibliothèque Nationale de France, dans le cadre du Labo BnF, et bien que la plate-forme n'en soit restée qu'aux prémices, le système de cartels à base d'encre électronique a bien rempli son rôle, au point que de nombreux visiteurs n'ont jamais vu que ce n'était pas du papier. Des mois après la première "impression", les contenus étaient toujours affichés sans aucun apport d'énergie.
Par cette expérimentation et celles que nous menons avec des artistes, dans le cadre d'ateliers et de salons (Direktorenhaus - Berlin, Docks Art Fair - Lyon), nous avons compris un élément fondamental: l'alchimie de la médiation culturelle est encore plus incontournable que celle du livre. Pour ne pas perturber l'expérience du visiteur, le numérique doit impérativement respecter les codes de consultation et être intimement lié au design et à la scénographie de l'exposition. C'est le cas du papier électronique, et, pour peu qu'ils soit pris en compte en amont, il apporte de nombreux avantages: affichage de contenus rares, en grand nombre sans multiplier la surface, multilingues, adaptables aux empêchés, avec des possibilités de zoom et apports de compléments contextuels grâce à l'intelligence ambiante, intégration de codes à barres ré inscriptibles, etc. Avec l'arrivée de la couleur, même limitée (les sanguines ou l'encre de chine s'en satisfont très bien), du flexible, des petites et grandes tailles, l'encre électronique va faire son entrée au musée.

En savoir plus sur le média et ses usages - Rencontres Tebaldo du 23 mars prochain
Voir une œuvre - Galerie Alberta Pane, Draw Now Paris, Carrousel du Louvre, 28 mars- 1er avril.

Papier électronique couleur, flexible, communicant - Phase 2 - Rencontres Tebaldo, 23 mars 2012

lundi 13 février 2012 par Bruno Rives
Avec l'arrivée de la couleur, des substrats flexibles, de l'écriture et du dessin, des grandes tailles et des formats minuscules, l'encre électronique entre dans une deuxième phase et ouvre des marchés totalement nouveaux: logistique, affichage indoor, intelligence ambiante, packaging interactif, documentation technique et commerciale.
Avant que les modèles économiques, marketing, et techniques ne soient totalement définis, pour la plupart verrouillés, et les exclusivités établies, il est temps pour les acteurs de ces métiers de comprendre les opportunités et enjeux de ce nouveau support. Aujourd'hui intégré à des dizaines de millions de tablettes et de dispositifs d'étiquettes, ses marchés à venir sont colossaux. Les 14e Rencontres Tebaldo sur le sujet se tiendront à Paris le 23 mars matin prochain. Programme et modalités d'inscription.

2012 - Papier électronique - Couleur, taille et flexible

mercredi 18 janvier 2012 par Bruno Rives
2012 va voir arriver sur le marché, au moins au stade de prototype, des "papiers" électroniques de grande taille, A3, bientôt A2, couleurs, avec des possibilités d'annotation. Le contraste des encres comme celles de Bridgestone ne cesse d'augmenter, et la vitesse des contrôleurs donne une impression de maitrise des pigments eux-mêmes:



Le flexible, également si difficile à mettre au point (les tensions électriques sont capricieuses), arrive pour les premières preuves de concept avec une finesse de quelques dixièmes de millimètres:


Avec ces évolutions, le marché des readers va se scinder. D'un coté des tablettes génériques type Sony PRS-T1 ou Kindle, à base d'Android, et proposant de nombreuses fonctionnalités (lecture, contribution, communication, services, catalogues et publicité); de l'autre des feuilles simples, personnalisées, qui préfigurent ce que seront le livre et l'affichage de nouvelle génération.

Pour tout essai ou expérimentation de grandes tailles couleur ou de flexible, contactez l'observatoire Tebaldo en mentionnant le type d'usage et les spécifications du projet projeté.

Sony PRS-T1 - HTML5, nouveaux formats pour l'encre électronique

mardi 3 janvier 2012 par Bruno Rives
Par sa capacité à gérer le HTML5, le Sony Reader PRS-T1 permet l'accès aux livres de nouvelle génération. Les auteurs et lecteurs vont ainsi bénéficier de caractéristiques fantastiques, comme la contribution en temps réel, le rich média, l'accès ou le lien à des ressources complémentaires ou essentielles, l'adaptation au contexte, l'interruption des échanges au caractère près, etc. Le contenu est à la fois page, flux, service. D'autres formats innovants vont être conçus ou adaptés pour l'encre électronique, mais le HTML5 sera sans doute le plus universel.


Le Lab Postal de La Poste - Papier électronique et applications métiers

mercredi 30 novembre 2011 par Bruno Rives
Mardi 22 novembre dernier a eu lieu à Paris l'édition 2011 du Lab Postal, permettant à 17 entreprises innovantes de présenter pendant une journée des expérimentations et preuves de concept à plus de 400 représentants de l'ensemble des métiers de La Poste (courrier, colis, banque, téléphonie, marketing, ...) et à quelques-uns de leurs partenaires. Tebaldo faisait partie de la sélection, avec un scénario d'utilisation de l'encre électronique pour les enseignes: A3 couleur pour l'affichage, tablette A4 avec écriture pour la consultation et la présentation de documents, les deux types de prototypes étant basés sur les dernières technologies de Bridgestone. Il a aussi été question d'étiquettes de très petite taille pour la logistique et les cartes bancaires; des simulations ont permis d'évaluer les possibilités de liaison réel virtuel par le biais de codes à barres et de réseaux radio. Plus d'une dizaine de catégories d'usages métiers ont ainsi été imaginées au cours de cette journée riche d'échanges organisée par la Direction de l’Innovation et du Développement de Services de La Poste. A suivre...

Papier électronique, flexible et photovoltaïque

vendredi 28 octobre 2011 par Bruno Rives
L'objectif des fabricants de papier électronique est d'approcher le plus près possible le support classique: flexible ou semi flexible, sans besoin d'autre énergie que la lumière ambiante. Sony, Bridgestone, e-Ink, ont déjà montré des prototypes souples, mais il semble qu'AUO, très avancé dans les technologies solaires, et que nous connaissons par ses composants pour readers et étiquettes suite à son rachat de Sipix, soit également sur la voie. Ses équipes viennent de démontrer l'association de deux de leurs innovations: un afficheur et une dalle photovoltaïque flexibles de même taille. Au Labo BnF, nous avions installé une démonstration d'un tel prototype basé sur un panneau segmentée utilisant donc très peu d'énergie. Il nécessite néanmoins toute la puissance d'un spot ou des rayons directs du soleil. Dans le cas d'AUO, il s'agit d'un équivalent A5 point par point, et la taille de la cellule est suffisante pour un imprimé ré-inscriptible avec des sources de lumière intérieures, par exemple.

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